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Nous avons récemment vécu une histoire inspirante qui illustre particulièrement bien le pouvoir de la solidarité, une valeur au coeur de notre organisation.  

Vendre sa guitare pour pouvoir manger 

Au début du mois d’avril, l’agent Saint-Germain, policier pour la SPVM dans le secteur Côte-des-Neiges — Notre-Dame-de-Grâce, se rend à notre magasin Fripe-Prix de la rue St-Jacques, dans l’ouest de l’île, et rencontre notre assistante-gérante Émilie pour lui faire part d’une histoire particulièrement touchante.

Il lui parle de la situation de M. Cartier, une personne itinérante d’une soixantaine d’années qui vit de sa musique dans les métros de l’arrondissement. M. Cartier est une figure bien connue de l’agent Saint-Germain et de ses collègues : « il s’agit d’un homme poli, calme et sympathique avec les usagers et les employés du métro », explique le policier.

Mais la situation de M. Cartier est plus que précaire et il se voit contraint de faire le douloureux sacrifice de se départir de son instrument pour pouvoir s’acheter de quoi manger. Depuis, privé de son seul moyen de gagner de l’argent, il n’a d’autre choix que de mendier.

M. St-Germain s’est donc tourné vers Renaissance dans l’espoir d’y trouver une guitare parmi les dons et d’aller l’offrir à M. Cartier.
 

La solidarité d'un réseau

Touchée par cette histoire, Émilie fait remonter la demande de M. Saint-Germain au siège social de Renaissance pour qu’elle soit diffusée aux autres magasins Fripe-Prix. Un appel est lancé dans le réseau des points de collecte de Renaissance pour trouver une guitare acoustique que nous pourrions offrir à M. Cartier.

En moins de 24 heures, nous avons récolté beaucoup de réponses. Plusieurs centres de don ont effectivement trouvé une guitare, mais leur état laisse à désirer et nous n’étions pas certains qu’elles soient en bon état. Jusqu’à ce que Samuel, préposé aux donateurs du centre de don de Faubourg des Prairies, nous contacte.

Samuel possède une vieille guitare. Elle n’est pas neuve, mais il décide de la ressortir et de la remettre en état. Il la nettoie, remplace les cordes usées par de nouvelles cordes puis l’accorde afin de la rendre utilisable avant de l’amener avec sa housse au siège social de Renaissance.



En moins d’une semaine, nous sommes donc ravis de recontacter l’agent Saint-Germain pour lui faire part de la bonne nouvelle et d’aller porter la guitare directement au poste de police à son attention. Reconnaissant de cet incroyable élan de générosité, le policier récupère la guitare afin de la remettre à M. Cartier lorsqu’il le recroisera.

Toutefois, l’agent a de la difficulté à le retrouver : « Après plusieurs semaines de recherches, j’ai dû recruter l’aide des policiers du métro pour localiser monsieur Cartier. Son mode de vie le rend difficile à trouver », raconte le policier.
 

Un nouveau propriétaire 

Mais après quelque temps, les efforts portent fruit et les policiers arrivent à retrouver M. Cartier. Ils l’avertissent des démarches qui ont été entreprises et se rend ensuite au poste de police pour chercher sa nouvelle guitare qu’il teste immédiatement. Il se dit très reconnaissant de la tournure des événements et a tenu à remercier toutes les personnes qui ont pris part à cette histoire, mais plus particulièrement Samuel.


 
Nous souhaitions partager cette belle histoire qui n’aurait sans doute pas connu une aussi belle fin si des employés tels que Samuel et Émilie n’avaient pas autant à cœur les valeurs qui font l’ADN de Renaissance, ces mêmes valeurs qui nous permettent de poursuivre notre mission et de changer des vies au quotidien.
 

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