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Suite à la parution de l'article de Mme Francine Pelletier, "Renaissance, la vertu et le commerce", M. Pierre Legault (directeur général de Renaissance) a tenu à faire la lumière sur certains éléments présentés dans l'article. J'ai été surpris de la teneur de la chronique de Mme Francine Pelletier, publiée le 1er décembre, à propos de notre organisation Renaissance. Non seulement le contenu dénote une profonde incompréhension de ce qu’est l’économie sociale, mais il contient aussi des faits erronés qui demandent à être rectifiés. 

Devant l’ampleur du besoin d’accompagnement des usagers des banques alimentaires désirant retourner sur le marché du travail et le peu de moyens disponibles pour les y aider, nous avons commencé à réfléchir à un modèle d’organisme à but non lucratif amélioré qui ne dépendrait pas uniquement de l’État et des mécènes pour générer ses revenus. Comprenez bien que nous ne parlons pas ici de commercialisation de la charité, mais bien du contraire, soit de faire évoluer la charité vers un soutien à l’autonomie où la personne retrouve sa pleine dignité par le travail. 

Nous sommes très fiers d’avoir accompagné, en 21 ans d’activité, plus de 3500 personnes dans leur retour sur le marché du travail. Et parce que nos revenus sont systématiquement réinvestis dans l’organisation, Renaissance a également créé 450 emplois depuis 1995. Cette réussite provient de la générosité des citoyennes et des citoyens qui nous confient leurs biens usagés parce qu’ils sont conscients de l’impact important qu’a notre organisation auprès des personnes en situation d’exclusion. 

Concernant la concurrence déloyale, contrairement à ce qui est mentionné dans l’article, nous payons des taxes comme tout le monde. Notre librairie sur l’avenue du Mont-Royal nous coûte 37 350 $ de taxes professionnelles, foncières et scolaires par année, et nous payons aussi les taxes de vente. Comme commerçant, nous avons choisi la route du petit prix et du grand volume et c’est, selon nous, la seule raison de notre réussite. 

Bref, le modèle québécois d’économie sociale est présentement célébré et copié à travers le monde à cause de son dynamisme et des moyens qu’il donne aux gens qui veulent améliorer la vie de leurs semblables. L’aide qui apporte et l’espoir qu’il génère méritent d’être mieux compris et appréciés davantage.

Pierre Legault
Entrepreneur social et directeur général de Renaissance 

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